Ingrid: Rayons quasi construits et éjection précoce de nymphes

rédigé le dimanche, 25 juillet 2021

La météo fut exceptionnelle durant la dernière semaine, ce qui a permis aux abeilles de rattraper un peu de retard. Ingrid a presque terminé la construction de son second élément, l'hivernage ne devrait donc pas lui poser problème. Depuis hier, quelques pluies sont passées, et ce n'est sans doute pas une coïncidence si j'ai trouvé ce matin quelques morceaux de cadavres de nymphes sur la planche d'envol de Ingrid. H. Storch mentionne, dans son ouvrage "Au trou de vol" (1983), que c'est un comportement à priori normal en cas de disette. Avec le retour de la pluie, les abeilles anticipent probablement une période difficile, et procèdent à l'éjection des nymphes de mâles afin de garantir des réserves suffisantes au reste de la colonie au cas où la pluie persistait au-delà de quelques jours. Astrid n'a pas ce comportement, je suppose qu'il faut en chercher la raison dans la différence de dynamisme entre ces deux colonies.

Toitures v2 validées

rédigé le dimanche, 25 juillet 2021

La modification que j'ai récemment apporté à la toiture de Ingrid s'est avérée bénéfique: plus aucune trace d'humidité ni moisissure. J'ai donc réalisé la même modification sur Astrid. J'utiliserai ce même concept sur les ruches que je construirai durant l'hiver.

Enfin l'été!

rédigé le samedi, 17 juillet 2021

Après plusieurs semaines de pluies et orages, le beau temps est enfin de retour depuis ce midi. Les abeilles sortent en masse et les planches d'envol se sont transformées en autoroutes. Le pollen rentre en continu. La saison n'est pas perdue.

Modification de toiture

rédigé le vendredi, 16 juillet 2021

Je mentionnais récemment que de l'humidité s'accumulait sous le toit des ruches. J'ai jeté un œil aujourd'hui au toit de Ingrid et ai découvert une situation pour le moins préoccupante: le dessous du toit était complètement trempé, voir gélatineux, et de la moisissure commençait à apparaître à de nombreux endroits. Ce toit est un modèle de la scierie Mombert - il est très joli, mais manifestement peu fonctionnel. Nous sommes en pleine période de séchage de miel, la ruche a besoin d'évacuer une quantité d'eau importante, ce qui requiert une ventilation efficace. J'ai apporté au toit quelques menues modifications:

L’emboîtement du toit n'était pas pratique, car avec le gonflement du bois il était parfois difficile d'enlever le toit sans que le coussin ne vienne avec. Un toit simplement posé est largement plus simple à manipuler, mais il est alors préférable de le fixer au coussin, par exemple à l'aide de deux fixe-éléments. Dans mon cas ce n'est pas utile car je sangle systématiquement les ruches. D'ailleurs l'espace de ventilation basse que j'ai réalisé me permet désormais de sangler la ruche de façon bien plus esthétique. Je vais observer cette nouvelle version de toit quelques jours, et si l'expérience est concluante je reproduirai la même chose pour Astrid. Le seul risque que j'imagine, c'est que les ouvertures réalisées pour la ventilation permettent l'accès à quelques nouveaux locataires - oiseaux, guêpes, souris... Il sera toujours temps de grillager ces accès si des habitants encombrants venaient squatter le toit des abeilles.

Premières conclusions sur le nourriseur d'entrée et abeilles stationnées à l'extérieur de la ruche

rédigé le vendredi, 16 juillet 2021

J'avais installé, il y a quelques jours, des nourrisseurs d'entrée aux deux ruches. Je trouvais initialement que ce type de nourrisseur était une bonne idée, car permettait un nourrissement sans ouverture de la ruche. Je dois toutefois me rendre à l'évidence que le système n'est en fin de compte pas phénoménal. En effet, il fonctionne très mal en temps froid - lorsque j'avais alimenté les nourrisseurs, la température tournait autour de 12 à 18 degrés en journée, et les abeilles refusaient le sirop. C'est seulement quand la température à dépassé les 18 degrés que le sirop a bien été collecté. En démontant le nourrisseur, j'ai découvert à l'intérieur une douzaine d'abeilles mortes ou agonisantes, engluées de sirop - j'avais pourtant pris la précaution de réaliser des trous d'appel d'air dans le nourrisseur, comme préconisé par le fabricant. Bref, je ne pense pas réutiliser ce type de nourrisseurs à l'avenir.

J'ai constaté ce matin un comportement curieux des abeilles chez Ingrid: une poignée d'une vingtaine d'abeilles est postée à l'extérieur, autour d'une fente entre deux éléments. Il ne faisait pourtant pas bien chaud quand je l'ai observé à huit heure du matin, environ 14 degrés seulement, donc assez loin de la zone de confort de l'abeille. En auscultant Ingrid, j'ai également découvert une toute petite grappe d'abeilles nichée sous la grille du plancher. Je ne connais pas l'explication de ce comportement... Ont-elles été éjectées de la ruche? Perdues? S'agit-il de gardiennes postées à des endroits stratégiques? Je n'en sais rien. Les abeilles en question semblent tout à fait saines: pas d'ailes déformées, pas de varroa, aucun tremblement, poils propres et en densité usuelle...

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